LE PROJET SYMBIOSE LA BEBETE DU MOIS LES BOULETTES DE PROMETHEE  
 


SOUS LA MER, LES CONSEQUENCES DE NOS AMBITIONS PROMETHEENES SONT NOMBREUSES. EN VOICI QUELQUES UNES

 

Pillage de bon thon

LES TITRES : Un thonier concarnois attaqué à la roquette Voir le reportage

De gros armements bretons vident aujourd'hui les eaux au large des côtes somaliennes. La pêche traditionnelle y est condamnée et les pêcheurs se reconvertissent progressivement à la piraterie. Du thon en boite à moins de 1 euro, est-ce la solution? Aux Maldives, on a adopté une approche différente.


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Mort du corail : l'érosion des sols

Ces images de 2007 ont été réalisées en apnée à Mayotte, territoire français riche d'une barrière de corail magnifique. Son récif frangeant, celui qui encercle l'île est en passe d’être complètement détruit. La pression humaine sur ce petit territoire décime la forêt primaire et contribue à l'érosion des sols. Les conséquences sont visibles, les coraux se font recouvrir à chaque pluie et finissent par mourir.

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  L'acidification des océans : le coup de calgon de Prométhée  
 

"Lorsqu’une seule molécule de CO2 se lie à l’eau, elle en baisse le pH : autrement dit, nos rejets sont en train d’acidifier la mer. Cette modification chimique existe depuis un siècle et elle est en marche. Le pH a déjà chuté de 0,1, ce qui implique une acidification de 10% ! Les spécialistes prévoient que le pH descendra encore, certains estiment qu’il passera à 0,3 ou 0,4 entre 2030 et 2050. C’est énorme, les conséquences probables également.
On n’a découvert qu’en 1998 les effets de ces bouleversements chimiques sur certains organismes, et la cascade d’effondrement qui s’ensuivrait. Tout d’abord, la raréfaction des nutriments (phosphate inorganique, ammoniac…) devrait entraîner celle des plantes qui s’en nourrissent, comme le phytoplancton. D’autre part, les eaux acidifiées, corrosives, vont devenir un véritable dissolvant pour les plantes et les animaux du plancton comportant une structure calcaire.
Les premières espèces qui devraient disparaître seraient les micro-organismes à coquille, comme les ptéropodes, les foraminifères et les coccolithophoridés de tout l’océan austral et de certaines zones du Pacifique vers 2030. Or on connaît l’importance vitale de ces minuscules pour toute la chaîne alimentaire marine, jusqu’à l’homme et la baleine : si ce maillon de base disparaît, c’est la plus grande partie du monde marin qui s’écroule ! Les ptéropodes, par exemple, sont de microscopiques mollusques, source d’alimentation pour les poissons, les manchots, les albatros ou les baleines. Leur coquille est en aragonite, une molécule très soluble qui ne résistera pas à la nature chimique de la mer prévue en 2050. Ils sont condamnés. Les spécialistes craignent également d’autres conséquences pour tous les crustacés et les mollusques plus grands (qui commencent leur vie comme larves planctonniques), ou encore les coraux, qui représentent les plus riches refuges de biodiversité du monde marin. Si nos émissions de gaz continuent, toutes ces espèces sont menacées à moyen terme, quelle que soit la latitude à laquelle elles vivent. Or non seulement nos émissions persistent, mais elles se développent…"

Texte extrait de "Calme plat chez les Soles" de Marc Giraud

Plus d'info : Wikipedia / Notre-planete.info / Ocean acidification

 
 
Gephyrocapsa oceanica (phytoplancton), aujourd'hui et sous la concentration de CO2 prévue pour la fin du siècle.
 
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